C'est au cours de la réunion du 23 mars 2009 que la première décision modificative du budget a été proposée au vote des élus régionaux. Nous nous sommes étonnés que cette délibération ne propose pas un plan de relance pour prendre en compte la situation critique de l'économie bourguignonne. Pas moins de crédits de fonctionnement, pas plus de crédits d'investissement. Pourtant, après l'Etat, les Présidents des Conseils généraux des départements bourguignons ont demandé à leur assemblée de voter des crédits pour soutenir l'investissement et relancer le marché du travail. Il n'en a pas été question au Conseil régional. La décision modificative du budget n'a fait que prendre en compte les recettes supplémentaires provenant de la fiscalité et du produit de la taxe sur les produits pétroliers. Quant aux mouvements de crédits, ce sont des investissements qui ont été déprogrammés au profit du fonctionnement (par exemple, 8 000 € retirés à l'aménagement du territoire et affectés au fonctionnement du Parc du Morvan, ou 1,4 M€ retirés du matériel ferroviaire et affectés pour l'exploitation par la SNCF). Nous nous inquiètons pour l'avenir. En effet, l'année dernière, le budget primitif avait été rectifié en été pour supprimer 10M€ d'investissement. Que valent les annonces du budget primitif si au cours de l'année, l'investissement est élagué ? Nous avons donc voté contre la décision modificative qui nous était présentée.
Dans la même logique, nous nous sommes opposés à un certain nombre d'autres délibérations :
- contre le financement d'une télévision privée, dont le siège sera situé à l'hôtel de ville de Dijon, financée par la ville, l'agglomération et des clubs sportifs (eux-mêmes financés par des fonds publics). Pour plusieurs raisons : la concurrence à FR3 qui connait des difficultés financières, la baisse de la publicité dans les médias qui fait craindre pour la vialibilité d'une telle chaîne, l'indépendance de l'information, le montage du dossier qui laisse entrendre que d'autres subventions de fonctionnement, d'investissement, des subventions exceptionnelles seront nécessaires.
- contre la création d'un nouveau poste de fonctionnaire qui porte à 463 l'effectif du Conseil régional (en augmentation de 180 depuis 2004) ;
- contre l'acquisition d'un nouveau bâtiment pour loger les bureaux des nouveaux agents du Conseil régional ;
- contre le programme international - et notamment Singapour - qui prévoit un certain nombre de voyages.
Par ailleurs, nous avons demandé au Président de prendre en compte nos réclamations concernant :
- l'aide à la création et à la production de films : nous voulons que les effets sur l'économie bourguignonne soient identifiés ;
- l'aide aux installations photovoltaïques : nous voulons que les promesses faites en 2008 sur le montant des subventions soient tenues.
Enfin, nous avons été entendus : l'Association Bourgogne Relations Internationales est dissoute. Nous avions alerté le préfet de Bourgogne au titre du contrôle de légalité. Ce dernier a demandé au Président du Conseil régional de revenir sur la délibération qui prévoyait qu'une Association financée par le Conseil régional pourrait organiser les actions internationales de la collectivité, en dehors de tout contrôle.
Les élus UMP du Conseil régional de Bourgogne