CONVERSATIONS AVEC JEAN-PIERRE SOISSON

CONVERSATIONS AVEC JEAN-PIERRE SOISSON

Biographies, carnet de route, réflexions ... Paul Bert est au coeur des débats politiques actuels sur l'instruction publique, la morale à l'école et surtout la laïcité ...

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dimanche 13 juin 2010

Monsieur le Premier ministre, je soutiens votre politique de réduction des déficits publics

Lors de la rencontre hebdomadaire entre  François FIllon et les députés UMP, j'ai indiqué au Premier ministre que je soutenais fermement les efforts du Gouvernement dans sa politique de diminution des déficits publics.

Je lui ai rappelé que je considérais comme essentiel le couple franco-allemand, que la France ne devait en aucun cas distendre ses relations avec l'Allemagne. Que la  politique de rigueur menée par l'Allemagne devait être aussi celle de la France. Le mot "rigueur" ne doit pas faire peur mais doit donner l'espoir de jours meilleurs. 

Je lui ai également indiqué que la baisse des dépenses publiques en France devait forcément s'accompagner d'une réduction du nombre des ministères. Si nous voulons que les dépenses de fonctionnement de l'Etat soient réduites très sensiblement, certains ministères - ou secrétariats d'Etat - devront disparaître.

mercredi 2 juin 2010

La bataille de la PAC a commencé

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mardi 30 mars 2010

Après la défaite, que faire ?

J'ai écouté le Premier ministre lundi après-midi à la Maison de la chimie à Paris. J'ai compris qu'il ne changerait pas de ligne politique. Mais il s'efforcera d'adapter l'action du Gouvernement au vote des Français.

Je crois que la modernisation du pays appelle le maintien d'une ligne générale et que le vote des Français appelle un ordre des priorités.

Pour moi, celles-ci sont :

1 - La réforme des retraites

2 - La réduction des déficits

3 - La réforme des collectivités territoriales.

J'ai été deux fois président du Conseil régional. J'ai bien compris qu'une majorité de Bourguignons ne savent pas ce que fait le Conseil régional. Il faut donc simplifier, mettre fin à l'enchevêtrement des procédures et permettre à des élus le plus proche possible du terrain de participer à la fois aux délibérations du Conseil général et à celles du Conseil régional.

Jusqu'à la fin de mon mandat parlementaire, je me battrai pour qu'il en soit ainsi.

mardi 9 mars 2010

LES VRAIS CHIFFRES DE LA DETTE DE LA BOURGOGNE PUBLIES DANS LES ECHOS

Les Echos publient ce matin un supplément spécial "régions".

Les chiffres de la dette du Conseil régional de Bourgogne y soit dévoilés. 150 € par habitant, une capacité de désendettement qui a été multipliée par 3 entre 2005 et 2009, une dette qui a augmenté de 186,5% entre 2004 et 2009.

Je peux préciser qu'en 2010 la dette est affichée au budget à 206 € par habitant, ce qui représente désormais une augmentation de plus de 200% par rapport à 2005.

lundi 8 mars 2010

Collectivités : de la catastrophe à la vraie réforme -

Une nécessité : réduire les dépenses publiques

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mercredi 24 février 2010

Sarkozy et l'ouverture

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lundi 25 janvier 2010

Elections régionales : changer

En 1998, j’avais pris l’engagement de réduire la dette de la Bourgogne. Chaque année, je limitais le recours à l’emprunt, je remboursais les emprunts chers et, à la fin de mon mandat en 2004, la dette avait diminué de 30%. Notre région pouvait s’engager sur la voie du développement.

 

Mais la droite a perdu les élections régionales et une majorité de gauche a pris sa place. François Patriat a augmenté fortement les impôts et a promis de nouvelles dépenses, souvent clientélistes. J’avais alors prévenu : « vous vous dispersez, vous semez à tous vents, vous endormez la Bourgogne. Attention au réveil ». Effectivement, le paiement des promesses a commencé en 2007. Il a fallu de nouveau emprunter. 50 millions en 2007, 93 en 2008, 120 en 2009. Aujourd’hui, après cinq ans de gestion socialiste, la Bourgogne est endettée de 400 millions. Et ce n’est pas tout : il y a aussi les chèques que la Région a tirés et qu’il faudra payer. La totalité de la note laissée par l’actuelle majorité s’élève à près d’un milliard d’euros.

 

Pourtant, en 2006, la Bourgogne était dans une situation financière qui aurait permis d’investir pour tirer l’économie bourguignonne et mieux faire face à la crise qui est survenue.  Hélas ! la majorité socialiste, communiste et écologiste a continué de gaspiller, de développer son administration, de faire de son mandat une campagne électorale permanente.

 

Avec les élections régionales, une nouvelle opportunité se présente. Il faut changer de stratégie : la Bourgogne doit abandonner une gestion dispendieuse et sans ambition. Elle doit développer son économie, ses infrastructures et tirer parti de sa position entre l’Ile de France et Rhône-Alpes, les deux régions les plus dynamiques, en jouant la carte de la complémentarité.

 

La Bourgogne dispose d’infrastructures exceptionnelles, ferroviaires, autoroutières, fluviales. Elle dispose aussi d’un atout majeur : l’espace. Si elle choisit d’augmenter son pouvoir d’attraction, elle n’a rien à craindre de la proximité de voisins plus puissants. Au contraire, elle peut bénéficier de retombées positives si elle mène une politique de désenclavement de ses pôles urbains.

 

Finie alors  la Bourgogne « pépère ». Vive la Bourgogne du grand large !

mardi 15 décembre 2009

L'agriculture en danger

Ma préoccupation majeure, comme ancien ministre de l’agriculture, est la baisse du revenu agricole.

 

Elle traduit la crise la plus grave que l’agriculture ait connue depuis une trentaine d’années : le revenu moyen pour les 400 000 exploitations françaises chute en 2009 de 32%. Cette baisse s’ajoute à celle de 20% constatée en 2008.


Toutes les productions sont concernées. Au premier rang, les éleveurs laitiers : leur revenu chute de 54% ; puis les producteurs de fruits : 53% et même les céréaliers : 51%. Les charges sont plutôt en baisse, à l’exception des engrais, mais les prix de vente se sont effondrés.

 

Les prochains mois seront décisifs. Avec deux rendez-vous : l’un national, avec la discussion et le vote de la loi de modernisation agricole ; l’autre, européen, avec la renégociation de la PAC.

 

« Les gens des villes », les consommateurs doivent comprendre que leur sécurité alimentaire ne pourra plus être assurée si la chute du revenu agricole devait se poursuivre. L’Union européenne doit assurer son autonomie alimentaire. Les dernières évolutions montrent qu’il y a un risque qu’elle ne puisse le faire au cours des prochaines années.

 

Il faut lutter, au niveau européen, contre la dérégulation et la volatilité qui laisse nos paysans sans garde-fou. Ce sera mon objectif essentiel au cours des prochains mois. Je me suis battu et je me battrai pour une agriculture compétitive, capable d’assurer des revenus décents à nos paysans.

 

mercredi 9 décembre 2009

Le budget de la Région en 2010

Le conseil économique et social vient de nous donner raison.

 

Quand nous avons quitté la séance lors de la dernière réunion du Conseil régional, nous avions fondé notre position sur l’étude du CESR. L’avis officiel sur le budget de la Région vient d’être rendu public. Il conforte totalement notre position.

 

Il relève : « une diminution significative du niveau d’investissement. Les autorisations d’engagement passent de 240 millions d’euros à 190 l’an prochain. De plus, les dépenses de la région pour ses compétences obligatoires diminuent de 143 millions d’euros à 116 en 2010. »

 

Les dépenses non obligatoires et les dépenses de fonctionnement continuent à augmenter. Avec raison le Conseil économique et social se demande si la région ne devrait pas préciser ses priorités d’intervention et éviter l’éparpillement des dépenses qu’il a pu constater.

 

Je ne saurais mieux dire.


Mais quand un élu s’exprime, il est taxé aussitôt d’ouvrir la polémique. Quand des experts le font, ils sont pris au sérieux.

 

Vive le CESR. !

jeudi 3 décembre 2009

IRRUPTION DE GREENPEACE A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Alors que le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, venait d’achever son discours, une dizaine de militants, assis dans les tribunes du public, ont retiré leurs vêtements pour exhiber des tee-shirts noirs où l’on pouvait lire « Greenpeace » et ont arboré des banderoles jaunes. Une militante a même réussi à descendre, par une corde, jusque dans l’hémicycle.

 

Jean-Louis Borloo était excellent, expliquant comment il avait conduit une tournée dans les principaux pays du monde pour convaincre leurs dirigeants de trouver un accord à Copenhague. On débattait sereinement de l’environnement lorsque Greenpeace a utilisé des méthodes terroristes et fascistes qui discréditent ceux qui les commettent. Comme Alain Suguenot l’a déclaré : « On croyait que Greenpeace était un mouvement pacifiste. On sait maintenant que Greenpeace c’est Greenwar ».

 

On a vu, aujourd’hui à l’Assemblée, qui sont les vrais défenseurs de l’environnement.

 

Je condamne fermement l’attitude des deux députés Verts, Noël Mamère et Yves Cochet, qui ont donné des billets d’entrée aux militants de Greenpeace et ont applaudi leur initiative. Comment peuvent-ils encourager la remise en cause de la sécurité dans l’hémicycle ? Etaient-ils informés de l’introduction dans l’Assemblée nationale de cordes et de crochets ? Pourquoi pas la prochaine fois d’une arme ou je ne sais quoi qui pourrait porter atteinte à l’intégrité physique des parlementaires ? Cette attitude n’est pas digne de représentants de la Nation, qui ont joué contre la France. A cause d’eux, la position française à Copenhague sort affaiblie du débat à l’Assemblée nationale.

lundi 23 novembre 2009

Conseil régional : l'UMP quitte la séance

Ce matin, j'arrivais au Conseil régional pour débattre des orientations budgétaires et de l'avenir des territoires bourguignons. J'avais réuni, la veille, les élus de l'UMP à l'Hôtel Mercure à Dijon pour préparer la séance.

Comme le Conseil économique et social, nous souhaitions soulever plusieurs points qui méritent attention : faut-il s’engager dans la rénovation des canaux ? Quel soutien faut-il apporter au pôle nucléaire bourguignon ? Quelle orientation donner aux centres de formation professionnelle pour répondre aux besoins des jeunes à la recherche d’un emploi ? Comment faut-il traiter le niveau de la dette et quelles mesures prendre pour réduire l’endettement de la Région ? Quelle part doit être réservée à la fiscalité ?

 

Le ton de la séance était donné par un tract du parti communiste déposé sur la table des élus, avec l’autorisation du Président de la Région : « réforme de la taxe professionnelle, halte au massacre ! » avec un dessin caricatural du Président de la République. Je condamne un tel discrédit de la fonction du chef de l’Etat.

 

Le Président Patriat, gagnant la tribune, s’est lancé dans un discours de campagne électorale, sans rapport avec l’ordre du jour : une attaque frontale du Président de la République et du Gouvernement. L’interrompant, je lui ai posé la question : « Etes-vous  président du Conseil régional ou candidat ? « Les deux » a-t-il répondu, poursuivant son discours.

 

Nous ne pouvions accepter que la séance du Conseil régional se limite à un discours électoraliste de son président. Nous étions là pour parler des dossiers de la région. Nous avons quitté la salle.

 

Ferdinand Sarrien, le président du Conseil de la IIIe République qui a succédé à Clémenceau, avait déclaré « quand la borne est franchie, il n’y a plus de limite ».

 

La borne, aujourd’hui, a été franchie par François Patriat. N'ayant plus d'auditoire que ses seuls amis politiques, la séance a tourné court et à midi, tout était fini.

 

La discussion reprendra le 14 décembre pour la séance consacrée au vote du budget 2010.

 

lundi 16 novembre 2009

Réforme et "cantonnalisation"

François Patriat est parti en campagne contre la réforme des collectvités locales : "la création des conseillers territoriaux va tuer la vision stratégique du Conseil régional au profit d'une cantonnalisation". 

Lorsque j'étais président de la Région, j'avais défini "la Bourgogne du grand large". Aujourd'hui, à la lecture des délibérations du Conseil régional, on cherche la vision stratégique de la Bourgogne. Je prends un exemple : lundi prochain, une cinquantaine de délibérations seront présentées pour aider la création de vergers conservatoires, pour lancer des actions de promotion des variétés de fruits, pour réaliser des travaux de restauration de vergers,  pour planter des haies, etc .... Où est la vision stratégique qu'évoque François Patriat ? Décidément, la Bourgogne a besoin d'un nouveau souffle. S'il n'en est pas capable, la réforme le fera pour lui.

lundi 2 novembre 2009

La réforme dont personne ne veut ... suite

Le Point du 29 octobre présente un dossier intéressant sur "des collectivités de plus en plus obsolètes" par J. Cordelier, D. Demonpion, M. Revol

"Il aura suffi que Nicolas Sarkozy parle de simplifier le "millefeuille" administratif et territorial pour que l'on comprenne que le gâteau avait du bon et que chacun se battrait pour défendre sa part. Que celle-ci se trouve à l'échelon de la région, de département, de l'intercommunalité ou de la commune. A l'heure de l'examen de la réforme des collectivités territoriales, son adoption ne sera pas "de la tarte". Trop d'enjeux politiques, de prés carrés et de barronies sont en cause. A droite comme à gauche pourtant, la nécessité d'une telle réforme ne faisait de doute pour personne. Car, au fil des décennies, si de nouveaux échelons territoriaux ont été créés, aucun n'a été supprimé. D'où l'organisation quasi kafkaïenne de l'administration locale, rendue incompréhensible au simple citoyen. Les niveaux de décision se sont superposés au point de donner lieu à un enchevêtrement des compétences des pouvoirs en place et, de l'avis même de plusieurs élus, à des "doublons". Une confusion qui génére un manque d'efficacité, une explosion de la dépense publique, un endettement vertigineux des dites collectivités, dont l'ardoise est supportée par le contribuable".

lire la suite sur

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-10-29/exclusif-l-audit-de-vos-collectivites/917/0/389914

mercredi 21 octobre 2009

Témoignage

Je souhaite vous faire partager la contribution d'un maire de ma circonscription à la réflexion globale sur la réforme des collectivités locales.

"La superposition des collectivités territoriales pèse d'une part sur les finances et donc les impôts et d'autre part sur la réactivité et la pertinence des décisions. En entreprise, nous parlons souvent de seuil critique de rentabilité, cela peut être également vrai pour les collectivités. Hélas, c'est un argument que l'on entend pas. Un exemple : Refaire une route sur 3 km, aménager des caniveaux dans une rue, réaliser des petits travaux de réfection : Nous n'obtenons que des propositions onéreuses des entreprises ou pas de proposition du tout : nous ne les intéressons pas pour réaliser des "bricoles" de ce type.

Le maire est responsable de tout et doit, en tant que premier magistrat, faire régner l'ordre. Dans les faits, on doit trouver des compromis dans des différents qui opposent les administrés et, puisque c'est un compromis, les deux parties en veulent au maire.

Les communes doivent apporter un certain service à leurs habitants, mais nous n'avons pas les moyens d'avoir un cantonnier à plein temps, ni une secrétaire. Nous adhérons à de nombreux groupements, syndicats qui ont un rôle à jouer mais qui deviennent éloignés des problèmatiques de la vie communale. Lorsque nous accueillons un nouvel habitant et qu'il faut assurer le ramassage des ordures ménagères, il faut le signaler au secrétaire, au cantonnier, à la communauté de communes, au syndicat, à l'entreprise : résultat, il faut cinq semaines avant que les poubelles soient ramassées et de violentes prises à parti par le nouvel habitant... Trop d'interlocuteurs pour un besoin tellement courant !

L'échelon de proximité pertinent serait la communauté de communes. La gestion serait plus économe, les conflits de voisinage plus éloignés, la programmation des travaux mieux organisée avec plus de poids vis à vis des entreprises, la réalisation et le contrôle par la préfecture d'un seul budget plus rationnel et économe en temps pour tous : bref, des collectivités de 3 000 à 5 000 habitants, composées d'un représentant des "futures anciennes communes",  permettraient de mieux répondre aux problématiques financière, d'équité, de lisibilité, de réactivité."

Il serait temps que les députés, de droite comme de gauche", entendent le bon sens des maires des communes rurales.

 

lundi 5 octobre 2009

Remarquable !

Chez Laurent Ruquier, samedi soir, Eric Woerth a été remarquable d'intelligence, de présence, de compétence, s'affirmant en pédagogue, dominant le débat dans des conditions difficiles, face à des journalistes qui ne lui faisaient pas de cadeau et entouré d'un public plus prompt à siffler qu'à applaudir. Eric Woerth, c'est sans doute la meilleure image que le Gouvernement puisse aujourd'hui donner.